28/02/2008

Ingrid Betancourt : le Président Sarkozy courageux

Le Président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il était prêt à aller chercher lui-même l'otage Ingrid Betancourt à la frontière entre le Venezuela et la Colombie. C'est une preuve de plus de son courage et de sa détermination, dont on ne doute pas depuis la prise d'otage survenue dans une classe de maternelle de la ville dont il était alors le Maire, Neuilly-sur-Seine.

Libérer Ingrid Betancourt, c'est à la fois une urgence et une nécessité. On ne peut pas laisser Ingrid malade, privée de liberté, coupée de ce monde qu'elle aimait tant et pour lequel elle était tant engagée.

Nicolas Sarkozy est d'un volontarisme sans précédent, et derrière lui c'est toute la France qui est solidaire de la famille Betancourt. Il n'est absolument pas question dans cette affaire de la moindre récupération politique à l'approche des municipales. Les deux questions n'ont rien à voir. L'engagement de la France est marqué depuis des années et il est particulièrement intense depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République. Le résultat doit donc arriver le plus vite possible, et j'espère que personne n'osera mettre la libération, si elle survient dans les jours ou semaines à venir, d'Ingrid Betancourt en relation avec le calendrier électoral ou les sondages de popularité.

Un tel parallèle serait totalement faux et particulièrement indécent, mais je vois déjà les garants de la bonne pensée crier au scandale... l'invention et la manipulation à propos de la TVA sociale, c'était quoi?
Si Nicolas Sarkozy obtient la libération d'Ingrid Betancourt, cela prouvera l'efficacité de sa stratégie en lien avec les autres Chefs d'Etat. Mais ça n'aura rien à voir avec les candidats UMP aux municipales. De la même manière que le "vote sanction" de 2004 était une invention fabiusienne qui en réalité n'a pas eu d'effet sur le gouvernement (Jean-Pierre Raffarin était alors resté le Premier Ministre). Il ne faut pas se tromper d'enjeu en politique. La question nationale est la question nationale, dans les urnes elle se jouera dans 4 ans, et pas avant. D'ici-là nous avons d'autres enjeux, municipaux, européens et régionaux. Si bien sûr nous espérons que nos villes participent de la même dynamique qu'au niveau de l'Etat, les élections municipales ne sont pas un cinquième tour de l'élection présidentielle-législative.

Nos pensées vont vers Ingrid. J'espère la voir revenir, la voir soignée, la voir reprendre vie. Ce serait un beau témoignage de la puissance de la démocratie face à l'horreur.