14/06/2008
Vendredi 13: cette année, il n'aura pas porté bonheur...
Non Irlandais au traité de Lisbonne, défaite de l'équipe de France de football lors du match de l'Euro face aux Pays-Bas, ce vendredi 13 n'aura pas été une journée porte-bonheur...
Le sport n'appelant pas vraiment de commentaire politique, nous nous contenterons de sincères encouragements à nos footballeurs afin qu'ils puissent donner le meilleur d'eux-mêmes lors du prochain match.
Concentrons-nous plutôt sur le non irlandais au traité de Lisbonne. C'est une démonstration de plus de la capacité des référendums à mobiliser en priorité les forces d'opposition. La faible participation est en effet assez regrettable au regard de l'enjeu. La campagne des partisans irlandais du non semble, d'après les échos que nous en avons eu, avoir été aussi mensongère que celle que nous avons eu en 2005, prêtant au traité des conséquences qu'il n'avait absolument pas.
Ce résultat peut être appréhendé de plusieurs manières.
On peut céder à la facilité du mépris des référendums, qui sont l'occasion de campagnes de désinformation et qui sont l'occasion d'une agrégation des mécontentements, rendant très difficiles les démarches positives.
Mais l'on peut aussi faire le constat que l'Europe est mal comprise et mal acceptée. Les européens, notamment ceux de l'ouest qui sont dans l'Union depuis longtemps, se reconnaissent-ils dans l'Europe à 27? Il est peut-être tard pour se poser la question, mais plusieurs référendums négatifs dans différents pays sur des traités européens, nous obligent à entendre le malaise face à ce qu'est devenu le projet européen à 27. Si la plupart des Français sont ravis de partager des projets politiques avec les Allemands ou les Italiens, partager un projet politique avec la Roumanie suscite à l'évidence plus d'inquiétudes que d'espoirs.
Il est très probable que le choix d'élargir l'Union Européenne ait été une réponse à une vraie nécessité. La nécessité de rassembler un continent injustement divisé par la guerre. Mais cet élargissement, imposé aux peuples, a aussi créé les conditions d'une profonde incompréhension. L'absence de référendums a été aussi malheureusement synonyme d'absence de débats. Et l'on paie aujourd'hui ce manque de cohérence dans l'association des peuples européens aux grands chagements de l'Union. Bien sûr, il était difficile d'envisager de soumettre l'élargissement à des référendums, le risque d'au moins un refus était élevé. Mais jouer le jeu de la démocratie par intermittence n'est pas une solution. Soit les divers traités européens concernent les peuples, soit ils concernent les représentants experts que sont les parlementaires.
L'avenir de l'Union Européenne, ne reposerait-il pas sur une intégration plus forte entre les Etats les plus proches, capables de mettre en oeuvre des délégations de souveraineté bien plus poussées que les actuelles?
Quelle que soit la solution qui sera trouvée pour faire suite au non irlandais de ce 13 juin, nous avons le devoir de faire reculer cette incompréhension ou cette désapprobation qui persistent dans les peuples d'Europe quant au projet politique commun. Car face au pétrole cher, face aux menaces du monde, nous avons un immense besoin d'Europe. D'une Europe forte, mobilisée, et pleinement opérationnelle. Nous avons besoin du traité de Lisbonne, et au-delà de continuer d'alimenter le moteur de la volonté politique commune d'avancer à plusieurs pour être plus cohérents et plus forts.
Pierre Bouzin (cet avis est personnel)
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19/03/2008
Gouvernement: du nouveau!
Six nouveaux secrétaires d'Etat, dont un pour le "développement de la région capitale", voilà un bon signe pour nous parisiens, comme pour tous les français!
Retrouvez toute la liste des entrants et des modifications d'intitulés des ministères sur le portail du gouvernement.
Le Président de la République a fait le choix courageux de mettre un terme à l'instabilité gouvernementale qui a probablement beaucoup coûté à notre pays. Chacun d'entre nous sait combien il est important que les dossiers soient suivis par les mêmes personnes, faute de quoi les projets avortés et le temps perdu s'accumulent.
Enfin cet élargissement du gouvernement se fonde sur le critère de la compétence, et là encore c'est une chance pour l'action à venir.
A l'approche de la présidence Française de l'Union Européenne, enjeu majeur, avoir une équipe gouvernementale forte, expérimentée et soudée est essentiel. Nicolas Sarkozy et François Fillon se montrent une fois de plus tout à fait conscients et à la hauteur des enjeux présents et à venir.
18:51 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernement sarkozy fillon remaniement
12/03/2008
Débat Delanoë/Panafieu: Bravo Françoise!
Aujourd'hui a eu lieu un débat, animé par Laurence Ferrari sur Canal + entre les deux chefs de file de la campagne municipale parisienne, Françoise de Panafieu et Bertrand Delanoë.
Après ce débat on comprend mieux pourquoi le Maire sortant a refusé tout débat avant le premier tour. Désagréable, hargneux, hautain, il a laissé transparaître ses défauts les plus nuisibles à un climat d'unité au Conseil de Paris. On a senti sa profonde aversion pour la contradiction, et son obsession du bilan plutôt que du projet.
Françoise de Panafieu est restée calme, ce qui relevait de l'héroïsme, tournée vers le projet et elle est apparue dans toute sa dimension, bien loin du personnage que beaucoup s'en font à tord.
De plus, le Maire sortant a voulu jeter un écran de fumée en se cachant derrière des chiffres, des détails techniques, pour mieux dissimuler son absence sur le terrain de la cohérence des idées et des projets, notamment avec ses alliés verts.
Le seul engagement que l'on retiendra de Bertrand Delanoë est celui d'augmenter les impôts, alors que les ressources liées aux droits de mutation sont exceptionnellement élevées. On retrouve bien là la tendance si typiquement socialiste à la fiscalité et à la dépense.
En définitive, plus humaine, plus novatrice, plus ambitieuse, Françoise de Panafieu a clairement fait la différence dans ce débat.
Pour vous faire votre propre opinion, allez sur canalplus.fr, rubrique info/documentaires
23:23 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10/03/2008
Merci
Au nom de tous les Jeunes Populaires du 11ème arrondissement, je veux remercier tous les électeurs du 11ème qui ont fait entendre leur voix en apportant leurs suffrages à la liste de Claude-Annick Tissot.
Nous souhaitons par ailleurs bonne chance à la majorité reconduite dans l'arrondissement, car nous savons les problèmes du 11ème nombreux et l'urgence forte, pour renforcer la sécurité dans chaque rue, pour vaincre le chômage excessif, pour assurer la propreté, la garde des enfants, pour rendre notre arrondissement plus écologique et plus solidaire. L'ambition, les grands projets se font attendre et nous ferons entendre nos attentes.
Pour Dimanche prochain, nous invitons tous les parisiens qui seront appelés aux urnes à soutenir très massivement et sans faille les listes soutenues par Françoise de Panafieu, car nous ne pouvons pas donner un chèque en blanc à Delanoë pour augmenter les impôts et se détourner de Paris pour servir ses ambitions personnelles et partisanes.
Seul un groupe d'opposition fort dans chaque arrondissement pourra assurer la représentation de la diversité des opinions à Paris. Aux urnes citoyens!
01:20 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28/02/2008
Ingrid Betancourt : le Président Sarkozy courageux
Le Président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il était prêt à aller chercher lui-même l'otage Ingrid Betancourt à la frontière entre le Venezuela et la Colombie. C'est une preuve de plus de son courage et de sa détermination, dont on ne doute pas depuis la prise d'otage survenue dans une classe de maternelle de la ville dont il était alors le Maire, Neuilly-sur-Seine.
Libérer Ingrid Betancourt, c'est à la fois une urgence et une nécessité. On ne peut pas laisser Ingrid malade, privée de liberté, coupée de ce monde qu'elle aimait tant et pour lequel elle était tant engagée.
Nicolas Sarkozy est d'un volontarisme sans précédent, et derrière lui c'est toute la France qui est solidaire de la famille Betancourt. Il n'est absolument pas question dans cette affaire de la moindre récupération politique à l'approche des municipales. Les deux questions n'ont rien à voir. L'engagement de la France est marqué depuis des années et il est particulièrement intense depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République. Le résultat doit donc arriver le plus vite possible, et j'espère que personne n'osera mettre la libération, si elle survient dans les jours ou semaines à venir, d'Ingrid Betancourt en relation avec le calendrier électoral ou les sondages de popularité.
Un tel parallèle serait totalement faux et particulièrement indécent, mais je vois déjà les garants de la bonne pensée crier au scandale... l'invention et la manipulation à propos de la TVA sociale, c'était quoi?
Si Nicolas Sarkozy obtient la libération d'Ingrid Betancourt, cela prouvera l'efficacité de sa stratégie en lien avec les autres Chefs d'Etat. Mais ça n'aura rien à voir avec les candidats UMP aux municipales. De la même manière que le "vote sanction" de 2004 était une invention fabiusienne qui en réalité n'a pas eu d'effet sur le gouvernement (Jean-Pierre Raffarin était alors resté le Premier Ministre). Il ne faut pas se tromper d'enjeu en politique. La question nationale est la question nationale, dans les urnes elle se jouera dans 4 ans, et pas avant. D'ici-là nous avons d'autres enjeux, municipaux, européens et régionaux. Si bien sûr nous espérons que nos villes participent de la même dynamique qu'au niveau de l'Etat, les élections municipales ne sont pas un cinquième tour de l'élection présidentielle-législative.
Nos pensées vont vers Ingrid. J'espère la voir revenir, la voir soignée, la voir reprendre vie. Ce serait un beau témoignage de la puissance de la démocratie face à l'horreur.
16:01 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : betancourt, colombie, farc, sarkozy, liberation, otage, otages
Grand succès de la réunion au gymnase Japy!
La réunion d'hier soir au gymnase Japy, pour célébrer les 60 ans de l'Etat d'Israël et l'amitié Franco-Israëlienne a été un grand succès, succès auquel les Jeunes Populaires du 11ème ont pris leur part, tant dans l'organisation que dans la participation. Un grand merci à tous.
Très prochainement, photos et vidéos du meeting.
12:17 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/02/2008
Ecarts de langage
On entendra probablement beaucoup parler pendant les jours prochains de l'altercation assez discourtoise entre le Président de la République Nicolas Sarkozy et un visiteur du salon de l'agriculture ce samedi 23 février 2008.
On verra probablement beaucoup de personnes, comme cela a commencé, s'offusquer des paroles du chef de l'Etat. Mais ne se trompe-t-on pas de problème?
Est-il normal de tutoyer le Président de la République qui salue les visiteurs du salon en lui lançant un "touche moi pas (...) tu me salis!"?
Il me semble particulièrement scandaleux et inacceptable que l'on manque de respect à ce point au chef de l'Etat. Je ne dis pas que sa fonction appelle à une dévotion particulière, mais Nicolas Sarkozy a droit au même respect que tout citoyen et tout responsable politique. Ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy est au service des Français qu'il doit rester sans rien dire à la merci de tous les manques de respect.
La réponse "Casse toi alors pauvre con" est sur le même registre de langage, certes navrant, mais qui a le mérite d'être intelligible par la personne qui a agressé verbalement le Chef de l'Etat.
Dans cette affaire, s'il y a une question à se poser, elle est celle du respect du chef de l'Etat et plus largement des responsables politiques. Poser la question du registre de langage de la réponse de Nicolas Sarkozy, c'est créer de la polémique et se détourner de la vraie question de fond. Mais apparemment le temps du lynchage n'est pas terminé. Le monde journalistique, aux mains des impératifs financiers (il faut créer de l'actualité et de la polémique pour vendre des journaux), attend-il d'avoir offert une victoire artificielle de plus à la gauche aux municipales avant de revenir à plus d'objectivité et de professionalisme?
Nous payons lourdement le prix des élections régionales de 2004 qui ont été remportées par la gauche. Augmentation des impôts, gaspillage financier, mauvaise gestion, le bilan est quasiment le même partout. Veut-on encore se tromper d'élection les 9 et 16 mars? Ne l'oublions pas, voter à gauche, c'est voter pour l'augmentation des impôts, et pour les erreurs de gestion chroniques des socialistes. Nicolas Sarkozy, qu'on le veuille ou pas, est élu jusqu'en 2012. Et ceux qui aujourd'hui cèdent vite au pessimisme et à la critique seront les premiers à s'extasier quand viendra le temps du bilan sur les progrès effectués.
Un peu de sérénité, c'est peut-être mauvais pour les ventes de journaux, mais c'est meilleur pour nous, meilleur pour notre pays, meilleur pour notre avenir.
Pierre Bouzin
18:55 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21/02/2008
Nicolas et Françoise sont dans un bateau...
Non content d'avoir lynché pendant les dernières semaines le Président de la République, n'hésitant pas à inventer des histoires, à sortir des mots de leurs contexte, à créer des polémiques, des confusions, le petit monde politico-médiatique continue sa campagne anti-UMP et s'attaque violemment à Françoise de Panafieu, y compris ce matin-même Jean-Pierre Elkabach sur Europe 1, qui a rétorqué à Alain Marleix qu'il n'était pas crédible alors qu'il vantait la qualité du programme et de l'équipe de Françoise de Panafieu à Paris. Monsieur Elkabbach ferait bien d'apprendre que l'on peut être bas dans les sondages et présenter néanmoins une offre politique de qualité.
Il est inacceptable de balayer d'un revers de la main tant d'efforts, et tant de personnalités de qualité. Françoise de Panafieu a autour d'elle une équipe capable de développer et de faire rayonner Paris bien plus que ne le fait l'actuelle équipe, qui prétend être reconduite sans même avoir pris la peine de résoudre ses problèmes internes. Les mêmes qui n'ont pas tenus leurs promesses sur l'habitat insalubre sont donnés gagnants, sans débat. Les mêmes qui ont créé des embouteillages et la pollution qui va avec -bravo les "écolos"- sont donnés gagnants, sans débat. Les mêmes qui ont parlé de démocratie de proximité, mais qui ont entrepris des années et des années de travaux faits et défaits, sous l'oeil médusé des riverains, sont donnés gagnants, voire nommés gagnants, sans débat.
ASSEZ! Nous sommes jeunes et je n'ai pas honte de le dire, nous portons un idéal politique, et parmi cet idéal, il y a le débat. Le projet de Françoise de Panafieu est avec les projets d'arrondissement le fruit de débats transparents, depuis deux ans. Concernant le 11ème, le projet a été construit dans l'écoute, notamment par une enquête téléphonique d'une ampleur inédite, réalisée en novembre. La place faite aux jeunes est bien supérieure à l'UMP, observez la composition des listes! Posons un regard objectif sur les listes Panafieu: nous avons un équilibre entre expérience et renouvellement, un équilibre des générations, une diversité des origines sociales, des engagements professionnels. Nous n'avons pas des listes labellisés "quaiquas issus du public", sans saveur et sans vraie représentativité.
Bertrand Delanoë est un très grand professionnel quand il s'agit de se mettre en scène et de réaliser la promotion de sa personne. Si Françoise de Panafieu a une faiblesse, c'est son humilité. Il y a quelques jours, alors qu'au QG de campagne je discutais avec des personnes de l'équipe de notre candidate, nous nous faisions la réflexion "elle est trop gentille". Je ne veux pas attirer la pitié sur sa personne, c'est une femme solide qui a connu d'autres épreuves, mais je veux bien souligner que les deux personnalités, Panafieu et Delanoë, sont très différentes. Est-ce la féminité qui y fait quelque chose? Françoise de Panafieu saura partager le pouvoir, faire une place à l'opposition, elle sera Maire à plein temps, mais pas le Maire du tout-pouvoir personnel.
Françoise de Panafieu est là pour Paris, elle n'a ni Avignon dans son rétroviseur, ni Solférino dans le viseur. Les Parisiens dans leur totalité gagneraient à prendre la peine de mieux faire connaissance avec leur candidate, amoureuse de sa ville, et claire sur ses ambitions.
Disons tous non aux élections toutes faites!
11:49 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15/02/2008
Mémoire des enfants juifs déportés: une très belle idée
Madame Simone Veil a aujourd'hui alimenté une polémique autour de la proposition de Nicolas Sarkozy de confier aux à chaque enfant de CM2 la mémoire d'un enfant juif déporté. Son avis mérite bien sûr d'être entendu, et il appelle à préciser l'approche de cette mesure.
Nicolas Sarkozy a voulu parler du cadeau qu'est la mémoire. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Si mon grand père a connu les camps de l'allemagne nazie, parce qu'il avait été gaulliste trop tôt, de moins en moins d'enfants sont confrontés de manière forte au souvenir de l'horreur des camps. Et ce n'est pas parce que le passé est lourd qu'il faut en minimiser le poids. La mémoire offerte à un jeune, c'est aussi mesurer les erreurs du passé pour éviter de les reproduire d'une manière ou d'une autre. Dans un monde où les émotions sont banalisées, il existe peu de moyens de passer des messages forts.
Qu'est-ce qui touche un jeune aujourd'hui? Un cours d'histoire va-t-il réellement suffire pour que l'on mesure l'horreur de la Shoah? La plupart des films d'horreur suscitent des émotions plus vives que la lecture de chiffres ou la vision de photos en noir et blanc dans un manuel. Tout cela, bien qu'indispensable, manque d'une dimension personnelle, affective, capable de réellement marquer l'esprit des jeunes générations, de donner de la vie à l'histoire.
Les générations marquées par la guerre s'éteignent. Et avec elle ce sont les témoignages vivants qui s'en vont. Ce sont des millions d'ambassadeurs vivants de la paix, de la démocratie, de la tolérance et de la fraternité qui s'en vont. Il est impératif d'entretenir la mémoire de la Shoah, alors que la marche du temps a conduit déjà à retirer la seconde guerre mondiale des programmes d'histoire de terminale.
Oui ce passé est lourd. Pour Madame Veil, touchée si fortement, il est probablement beaucoup plus lourd que pour tous ceux qui ont vu l'horreur seulement de l'extérieur. Comment ne pas comprendre qu'elle ne voudrait infliger à aucun enfant d'aujourd'hui le poids du souvenir de ce qu'elle a vécu si durement? Les référentiels de Madame Veil sont marqués par un vécu très différent de celui d'un enfant de CM2 à notre époque, qui malgré des efforts ne ressentira pas le même poids. Et quand bien même ce travail de mémoire serait difficile, quel meilleur apprentissage de la vie que celui de la mémoire, et même du deuil? Bien entendu, il reviendra aux enseignants et aux parents d'assurer un suivi de ce travail de mémoire. Il leur reviendra d'insister aussi sur le rôle des justes, ces héros qui nous aident tant, aujourd'hui, à regarder ce passé.
N'ayons pas peur de regarder en face ce passé difficile. N'ayons pas peur de confier aux enfants la mémoire de ceux qui n'ont pas eu leur chance. Donnons à chaque enfant de France l'opportunité de mesurer le bonheur qu'il vit, donnons à chacun une occasion de prendre conscience de ce que la vie peut révéler de pire en l'homme. Les épreuves nous construisent, plus que les facilités. Osons innonver, osons nous adapter, et ne laissons pas les enfants de la Shoah quitter la mémoire de chacun.
Pierre Bouzin
17:15 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12/02/2008
Neuilly c'est bien... et le onzième?
Petit billet d'humeur alors que la déferlante de commentaires médiatiques se tourne vers Neuilly-sur-Seine, comme si les 60000 habitants de cette ville certes charmante et élitiste étaient plus importants que les autres. Dois-je rappeler que Neuilly-sur-Seine est d'une surface voisine de celle du 11ème arrondissement, mais ce dernier est plus de deux fois plus peuplé!
Or je ne vois pas la comédie entre le sortant Georges Sarre et le prétendant Patrick Bloche faire les unes de la presse. Je ne vois pas la presse s'intéresser au rassemblement que réussit Claude-Annick Tissot, avec un ancien élu MRC qui a démissionné pour rejoindre Nicolas Sarkozy et Claude-Annick Tissot, au renouvellement que nous promettons, aux projets que nous avons pour sortir le 11ème de plus d'une décennie d'immobilisme sur fond de guerre de clans à gauche. Notre arrondissement se meurt, les artisans partent, chassés par la hausse des loyers et les problèmes de circulation et stationnement, les places en crèche sont insuffisantes, et la construction de logements est en panne. Mais bien entendu, Martinon, Teullé, Fromentin, c'est beaucoup plus intéressant. Peu m'importe qui sera le prochain Maire de Neuilly-sur-Seine, l'enjeu est un enjeu de personnes que réellement de politique municipale, et quand bien même ce serait un enjeu de politique locale il concerne une commune qui n'a pas de raison de monopoliser les grands titres. Certes Nicolas Sarkozy en a fait son fief, mais c'est du passé. Il n'y habite plus, il est élu de tous les Français, et les petites guerres de succession ne sont pas plus importantes que l'action gouvernementale, la politique municipale des grandes villes, ou la situation du monde et de l'Europe.
Au lieu de faire leurs gorges chaudes des querelles de personnes sans véritable intérêt d'une ville privilégiée qui restera privilégiée, les journalistes de qualité feraient mieux de se concentrer sur les vraies problématiques, comme celles de l'Est parisien ou des banlieues qui aimeraient sortir du chômage et de l'isolement. Le chômage à Paris, l'absence de mesures d'accession sociale à la propriété, l'habitat insalubre, voilà des problèmes bien plus importants que la personne qui reprendra le fauteuil laissé par Nicolas Sakozy à Neuilly-sur Seine il y a quelques années!
15:29 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
