24/02/2008

Ecarts de langage

On entendra probablement beaucoup parler pendant les jours prochains de l'altercation assez discourtoise entre le Président de la République Nicolas Sarkozy et un visiteur du salon de l'agriculture ce samedi 23 février 2008.
On verra probablement beaucoup de personnes, comme cela a commencé, s'offusquer des paroles du chef de l'Etat. Mais ne se trompe-t-on pas de problème?

Est-il normal de tutoyer le Président de la République qui salue les visiteurs du salon en lui lançant un "touche moi pas (...) tu me salis!"?


Il me semble particulièrement scandaleux et inacceptable que l'on manque de respect à ce point au chef de l'Etat. Je ne dis pas que sa fonction appelle à une dévotion particulière, mais Nicolas Sarkozy a droit au même respect que tout citoyen et tout responsable politique. Ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy est au service des Français qu'il doit rester sans rien dire à la merci de tous les manques de respect.

La réponse "Casse toi alors pauvre con" est sur le même registre de langage, certes navrant, mais qui a le mérite d'être intelligible par la personne qui a agressé verbalement le Chef de l'Etat.

Dans cette affaire, s'il y a une question à se poser, elle est celle du respect du chef de l'Etat et plus largement des responsables politiques. Poser la question du registre de langage de la réponse de Nicolas Sarkozy, c'est créer de la polémique et se détourner de la vraie question de fond. Mais apparemment le temps du lynchage n'est pas terminé. Le monde journalistique, aux mains des impératifs financiers (il faut créer de l'actualité et de la polémique pour vendre des journaux), attend-il d'avoir offert une victoire artificielle de plus à la gauche aux municipales avant de revenir à plus d'objectivité et de professionalisme?

Nous payons lourdement le prix des élections régionales de 2004 qui ont été remportées par la gauche. Augmentation des impôts, gaspillage financier, mauvaise gestion, le bilan est quasiment le même partout. Veut-on encore se tromper d'élection les 9 et 16 mars? Ne l'oublions pas, voter à gauche, c'est voter pour l'augmentation des impôts, et pour les erreurs de gestion chroniques des socialistes. Nicolas Sarkozy, qu'on le veuille ou pas, est élu jusqu'en 2012. Et ceux qui aujourd'hui cèdent vite au pessimisme et à la critique seront les premiers à s'extasier quand viendra le temps du bilan sur les progrès effectués.

Un peu de sérénité, c'est peut-être mauvais pour les ventes de journaux, mais c'est meilleur pour nous, meilleur pour notre pays, meilleur pour notre avenir.


Pierre Bouzin

Commentaires

Bravo Pierre pour cet article!
Pertinent et bien pour remettre en place certaine chose!
Je le mettrai bien sur mon blog si tu me donnes ton accord bien sur!
Bonne semaine à toi!

Ecrit par : Romain Bongibault | 25/02/2008

Ecrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.