24/03/2006
Tous à l'hôtel ... de ville, ce dimanche 15h
Ces dernières semaines agitées ont prouvé la détermination de syndicats d’obtenir la peau du CPE.
Au delà du nombre de participants anti-CPE, finalement modeste par rapport à ce que nous avons déjà connu, au-delà des violences perpétrées par ces curieux mélanges d’extrémistes rouge-brun, au-delà des contre-vérités diffusées dans les médias, la nature suicidaire de ces rassemblements constitue un point critique.
Dans un excès lyrique, certains journalistes décrivaient ces violences urbaines comme un nouveau Mai 68. Or si Mai 68 symbolisait une critique progressiste d’un système conservateur, Mars 2006 restera comme le mois du conservatisme.
Pire, nous voyons des jeunes, catégorie au taux de chômage record rejetée par ce système ultra verrouillé, et protecteur que pour ceux de la fonction publique et de l'emploi à vie, recevoir le soutien des syndicats de ces nouveaux nantis.
Je comprends aisément certaines critiques dont certaines peuvent être tout à fait justifiées, par exemple, la préférence dans la mise en place d’un contrat unique pour plus de clarté et d’efficacité, ou bien la limitation du CPE aux catégories de jeunes qui en ont vraiment besoin c’est-à-dire ceux sans qualification, dans les PME et PMI etc..
Cependant, soyons honnêtes. Le débat organisé par Arlette Chabot a montré clairement les réelles motivations des syndicats étudiants gauchistes.
Que faire face à des syndicats qui, sous prétexte de combattre le «capitalisme rampant dans notre société» , rejettent toute autonomie des universités, tout lien avec le monde de l’entreprise diabolisé et caricaturé sous les traits du patron odieux et omnipotent écrasant le travailleur chétif pour en extraire tout le jus et en tirer le maximum de profits.
Passons sur l’auto suffisance de certains représentants, le poids de la pensée unique, le président de l’UNEF reprochant à son collègue de la CFDT le manque d’idéologie dans les négociations, et refusant catégoriquement tout lien entre l’université et l’entreprise ce qui faciliterait justement l’insertion professionnelle.
Or parmi le maquis de formations, seule une minorité, c’est-à-dire justement celles qui réussissent (les grandes écoles, filières professionnelles etc), a compris que la diabolisation du monde privé était contre productive.
Il ne s’agit plus de fantasmer un monde idéal mais bel et bien de se donner les moyens d’améliorer celui dans lequel nous vivons, le tout avec efficacité.
Face à cette gauche sans complexe et sans nuance, nous devrons aussi réfléchir à notre capacité à dialoguer avec les partenaires sociaux, débattre de nos projets, les mettre en œuvre, mais aussi les imposer le moment venu.
Mais ce travail ne peut se limiter à une vingtaine d’hommes et de femmes, fussent-ils ministres, ou même de centaines de députés. Il incombe à chacun d’entre nous.
Tout comme lors du soutien au gouvernement Raffarin lors de la réforme des retraites auquel j’avais pu participer, à nous aussi de manifester notre soutien sur le terrain selon nos disponibilités. C’est pourquoi je vous transmets l’invitation à la manifestation contre le blocage des facultés :
Au delà du nombre de participants anti-CPE, finalement modeste par rapport à ce que nous avons déjà connu, au-delà des violences perpétrées par ces curieux mélanges d’extrémistes rouge-brun, au-delà des contre-vérités diffusées dans les médias, la nature suicidaire de ces rassemblements constitue un point critique.
Dans un excès lyrique, certains journalistes décrivaient ces violences urbaines comme un nouveau Mai 68. Or si Mai 68 symbolisait une critique progressiste d’un système conservateur, Mars 2006 restera comme le mois du conservatisme.
Pire, nous voyons des jeunes, catégorie au taux de chômage record rejetée par ce système ultra verrouillé, et protecteur que pour ceux de la fonction publique et de l'emploi à vie, recevoir le soutien des syndicats de ces nouveaux nantis.
Je comprends aisément certaines critiques dont certaines peuvent être tout à fait justifiées, par exemple, la préférence dans la mise en place d’un contrat unique pour plus de clarté et d’efficacité, ou bien la limitation du CPE aux catégories de jeunes qui en ont vraiment besoin c’est-à-dire ceux sans qualification, dans les PME et PMI etc..
Cependant, soyons honnêtes. Le débat organisé par Arlette Chabot a montré clairement les réelles motivations des syndicats étudiants gauchistes.
Que faire face à des syndicats qui, sous prétexte de combattre le «capitalisme rampant dans notre société» , rejettent toute autonomie des universités, tout lien avec le monde de l’entreprise diabolisé et caricaturé sous les traits du patron odieux et omnipotent écrasant le travailleur chétif pour en extraire tout le jus et en tirer le maximum de profits.
Passons sur l’auto suffisance de certains représentants, le poids de la pensée unique, le président de l’UNEF reprochant à son collègue de la CFDT le manque d’idéologie dans les négociations, et refusant catégoriquement tout lien entre l’université et l’entreprise ce qui faciliterait justement l’insertion professionnelle.
Or parmi le maquis de formations, seule une minorité, c’est-à-dire justement celles qui réussissent (les grandes écoles, filières professionnelles etc), a compris que la diabolisation du monde privé était contre productive.
Il ne s’agit plus de fantasmer un monde idéal mais bel et bien de se donner les moyens d’améliorer celui dans lequel nous vivons, le tout avec efficacité.
Face à cette gauche sans complexe et sans nuance, nous devrons aussi réfléchir à notre capacité à dialoguer avec les partenaires sociaux, débattre de nos projets, les mettre en œuvre, mais aussi les imposer le moment venu.
Mais ce travail ne peut se limiter à une vingtaine d’hommes et de femmes, fussent-ils ministres, ou même de centaines de députés. Il incombe à chacun d’entre nous.
Tout comme lors du soutien au gouvernement Raffarin lors de la réforme des retraites auquel j’avais pu participer, à nous aussi de manifester notre soutien sur le terrain selon nos disponibilités. C’est pourquoi je vous transmets l’invitation à la manifestation contre le blocage des facultés :
Hôtel de ville
15H00
Dimanche 26 Mars 2006
18:05 Publié dans Agenda, Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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