24/11/2005

Finkielkraut / Dieudonné même combat...

J'entendais chez Ruquier que les personnalités se "lâchaient plus facilement" hors de leurs frontières, en prenant exemple sur le prince Albert et son entretien sur CNN.

Il faut croire que Finkielkraut ne souhaitait pas déroger à cette règle dans cette interview au journal israélien Haaretz sur les violences urbaines en France.
J'y ai trouvé encore les mêmes vieilles rengaines caricaturales. Selon lui, il ne faudrait pas parler des problèmes que connaissent les jeunes de banlieues car ce serait justifier les agissements des voyous. Pire, faudrait se taire. Cet volonté affichée (enrobée d'un large sourire carnassier) de vouloir séparer chaque sujet est dangereux. Pour deux raisons au moins :


- ce serait reconnaître l'impossibilité de distinguer les casseurs des autres habitants;
- ce serait vouloir nier leurs conditions et donc, la réalité. Or nier la réalité c'est se décrédibiliser.
Vous me direz que certains à droite ont aussi ce discours conservateur : le système convient à une majorité donc ne le réformons pas pour qu'il convienne à tous. Il s'agit de la même logique défaitiste face au chômage (il y a plus de travailleurs que de chômeurs, donc le système convient à une majorité : ne réformons pas, mais saupoudrons), etc...
C'est bien là toute l'ironie lorsqu'ils se déclarent plus sarkozystes que Nicolas. Pourtant cette méthode Sarkozyste qui séduit tant, c'est celle des deux mains. La main tendue à ceux qui veulent s'en sortir en comprenant leurs souffrances et leurs difficultés, et l'autre main ferme contre tous les délinquants.

Dans cette interview donc, toujours les mêmes rengaines hypocrites -moi j'ai vécu pire qu'eux-. "Mon père est revenu d'Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine: ce qu'il a fait à mes parents était beaucoup plus violent que ce qu'il a fait aux Africains. Qu'a-t-il fait aux Africains? Il ne lui a fait que du bien."
Pourtant c'est bien ce genre de propos qui nourrit la réflexion des supporters de Dieudonné pourtant tant décrié (pour qui la France ne reconnaît ni leur histoire ni leur souffrance contrairement à la communauté de Finkielkraut), Cette surenchère systématique de la douleur à laquelle se livre un tel penseur, ne peut qu'alimenter la haine et les tensions.

Quand cesserons nous cette spirale? Pouvons nous être optimiste lorsque ces bas réflexes viennent même aux meilleurs penseurs et intellectuels dont Finkielkraut faisait partie.

Oui condamnons fermement ces violeurs de la république. Mais comprenons les maux des ces quartiers justement pendant que nous sommes ferme.
Absolument pas pour les voyous qui maintiennent la terreur malgré leur extrême minorité. Il y en aura toujours. Oui, je pense que ces gens ne comprennent que la fermeté.
L'absence de théorie, d'idéologie, ou de revendication exprimée par les casseurs prouve bien qu'il n'y avait pas réellement de but, sauf détruire.
Néanmoins, profitons de l'effervescence des médias, pour parler des conditions de ces zones pour que les voyous n'aient plus facilement de relais, de petits frères, ni de compréhension complaisante au sein de leur voisinage qui eux jouent le jeu de la république et perdent comme par hasard, un peu trop souvent.

Marc

* Ces propos n'engagent que leur auteur.

Commentaires

Bonjour,

Pour vous faire une idée sur Dieudonné, sans gobez les médias...

http://www.tvdieudo.com

Le Webmaster
TVDIEUDO

Ecrit par : webmaster de DIEUDO | 29/11/2005

Je ne gobe pas les médias.
Pour preuve je ne considère pas Dieudo comme raciste, tout comme je considère par Finkie raciste non plus.

Ce sont des extremistes dans leurs pensées qui se livrent à une surenchère navrante.

D'ailleurs la reflexion de Dieudo est pas mal, sur le sentiment que donne Finkie qu'il y aurait une haine justifiable envers la France et une autre condamnable. Tout comme je considère aussi que MOF devrait être démissionné.
Mais pour le reste Dieudo s'embrouille et s'égare en ne voulant pas reconnaitre quand il va trop loin. Je trouve cela très triste...

Il faut de vrais leaders au sein des minorités qui n'aient pas été connu pour leur humour ou leur physique ou leur capacité à courrir après un balon mais plus pour leurs capacités à avoir su surmonter les épreuves de la vie.

Ecrit par : m | 02/12/2005

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